Découverte
1 - J'y suis entraîné par une amie.
2 - Je n'y ai rien compris
3 - Je découvre l'énergie à un stage de Bioénergie
4 - Je crois alors comprendre ce qu'on fait chez Tsuda

1 - J'y suis entraîné par une amie.


J'avais 30 ans et je participais depuis déjà quelques années à des séminaires d'épanouissement et développement personnel, style rencontre, dynamique de groupe, bioénergie, cri primal, etc... (voir "Recherches Thérapeutiques"

J'avais rencontré dans ces groupes quelques personnes avec qui j'avais sympathisé, et notamment une jeune femme, Hélène, qui me dit un jour :

"Mais il faut que tu viennes chez Tsuda", sans autre explication.

Elle m'emmena donc dans sa Morris Cooper de son appartement du 14e jusqu'à Saint Maurice, rue des Epinettes, près du bois de Vincennes, dans les locaux de la "Katsugen Kaï". C'était le nom de l'association.

2 - Je n'y ai rien compris

Quand nous arrivâmes, la séance était déjà commencée. Hélène était toujours en retard. Je remarquai plus tard que c'était permanent chez elle.

Dans une grande salle vide de tout mobilier, couverte au sol de "tatamis" de judo vert-grisâtres, se tenait une foule de personnes assises à genoux ou en tailleur, deux par deux, dont l'une était derrière l'autre et, un bras tendu, lui tenait la main posée dans le dos. Ils avaient des postures diverses et bougeaient plus ou moins, de façons aléatoires et désordonnées.

Je fus sidéré de ce spectacle, car je ne comprenais pas la finalité de cette "mise en situation", j’étais surtout interrogé par cette main posée dans le dos, car je n'en voyais pas la raison.

Mon amie me dit de faire comme les autres, je m'assis et elle derrière moi, puis nous inversâmes les positions, et à la fin de la séance, tout le monde s'en alla. Pour moi, il ne s'était rien passé.

Quelque temps plus tard elle m'entraîna à nouveau à Katsugen Kaï, puis encore une ou deux fois, une fois par mois, environ.

Mais je ne ressentais rien, et ne comprenais rien. De moi-même, je n'y serais jamais retourné.

3 - Je découvre l'énergie à un stage de Bioénergie

C'est alors que je participai à un stage d'été en résidentiel d'une semaine, à Lourmarin, en bioénergie avec Gerda Boiesen.

La bioénergie recherche la libération et la circulation de l'énergie vitale, en relation avec les émotions.

Son inventeur, Wilhelm Reich, pensait que cette énergie imprégnait également l'univers dans son ensemble et lui avait donné
le nom d'Orgone. Il avait même inventé des appareils, sous forme de cabines à l'intérieur desquelles on s'installait, pour la capter.

Dans ce stage j'eus de forts vécus émotionnels, la présence de Gerda apportant une grande intensité. J'ai pu le constater car elle est arrivée en retard. Avant son arrivée, avec ses assistants, la séance était gentillette. Mais dés qu'elle est entrée et a poussé ses cris de stimulation, tout le monde s'est mis également à s'agiter et s'exprimer fortement. Le niveau d'énergie était nettement monté au cran supérieur.

Quand je pris ma douche j'eus une grande surprise : A peine avais-je touché le robinet pour ouvrir l'eau que je ressentis comme un grand courant dans mon corps, et, stupéfait, je me dis que c'était cela, l'énergie. Et c'était tellement agréable de ressentir cela dans mon corps.

4 - Je crois alors comprendre ce qu'on fait chez Tsuda

Je me dis que les chocs émotionnels reçus dans ce stage avaient dû briser ma cuirasse. Et que peut-être la cabine de douche avait fonctionné comme les fameuses cabines réceptrices d'Orgone de Wilhelm Reich.

Et du coup il me semblait comprendre ce qu'on faisait chez Tsuda, en mettant la main dans le dos du partenaire : On permettait à cette fameuse énergie orgonique de circuler. On procédait à un "transfert" d'énergie. Mais Tsuda appelait cela le "Ki". Les chinois appellent cela le "Chi", et ils n'y mêlent pas d'éléments émotionnels, au contraire.